© 2015-2018 PAR LUDOVIC BECOTTE, DERNIÈRE MISE À JOUR 22-01-2018

COMMENT SE DÉCOUVRIR EN PROFONDEUR PAR LE SYMBOLE

Résumé du livre

Le livre est maintenant disponible à la coopérative du Cégep de Drummondville et sera bientôt disponible sur Amazon.ca et Amazon.com

Cet ouvrage, à caractère académique et scientifique, qui s’adresse à la fois aux professionnels de la relation d’aide et au grand public, présente l’imaginaire et son cortège de symboles comme outils d’exploration et d’intégration de ce qui est en dehors du champ de conscience de la personne

 

S’appuyant sur les recherches de Gilbert Durand et Yves Durand, ainsi que celles de Carl Gustave Jung, le symbole devient le messager, un outil relationnel qui fait le lien entre le conscient et l’inconscient. Il met la personne en relation avec son intériorité, les autres et Dieu. Ainsi le lecteur pourra approfondir sa réflexion en s’appuyant sur trois fondements de cette démarche et leurs outils respectifs. Les travaux de Gilbert Durand au niveau de l’imaginaire et ses symboles avec ses quatre outils : l’imagerie mentale; les rêves; les couleurs; et les dessins. Ceux d’Erik H. Erikson pour le développement psychologique de la naissance à la mort accompagné de trois outils : l’écoute rogérienne, les blessures d’enfance et le couple. Et enfin, la structure de la personnalité de Carl Gustave Jung adaptée par Léandre Boisvert et René Fernet qui introduisent l’approche théologique avec deux outils : le pardon et la prière. Au terme de la démarche, le lecteur pourra se situer avec le titre : « Comment se découvrir en profondeur par le symbole ».

Commentaire du livre

De René Fernet, Ph. D.

Cet ouvrage s’adresse à toute personne qui se met à l’écoute de la souffrance humaine, la sienne et celle de proches, pour y trouver sens, ouverture et soulagement. Se faire proche des personnes et de leurs souffrances exige davantage que de l’amour et de la bonne volonté. À cet égard, une attitude gagnante s’approfondit à partir de modèles éprouvés et tire profit à être guidée. Autrement, on a tendance à chercher à tout expliquer ou à tourner en rond.

 
De nombreux ouvrages nous convient à réfléchir sur le sens théologique et psychologique de la souffrance humaine. Certes, la littérature abonde d’auteurs et de modèles inspirant une telle démarche. Mais peu de livres font foi d’une collaboration enrichissante entre l’exégèse et la psychologie. Cette monographie, agrémentée de nombreux tableaux significatifs, se propose ce tour de force. Elle annonce une meilleure compréhension de la souffrance humaine, en mettant à profit l’exégèse et les sciences humaines, en particulier la psychologie. Elle veut rendre compte d’une démarche initiée par l’exégète Léandre Boisvert durant sa longue carrière universitaire et réalisée avec des professeurs d’autres disciplines, dont le signataire.  

 

Dans un tel contexte, une question se posait : quel pouvait être le point de convergence significatif aux deux sciences, l’exégèse et la psychologie, sans mettre au service ou aliéner l’une par rapport à l’autre ? L’objectif étant de se mettre à l’écoute de la souffrance humaine et non de tenter de réconcilier des modes différents pour l’appréhender, le symbole s’est lentement imposé comme pierre angulaire.

 

En effet, d’une part, notre héritage judéo-chrétien laisse voir l’importance des symboles et leurs rôles dans la quête de sens de la souffrance et de la mort. D’autre part, pour soulager la détresse humaine, des auteurs, tels Freud, Jung, Durand, Bandler et al. ont recours aux symboles comme cheville ouvrière entre le conscient et l’inconscient, le rationnel et l’imaginaire.  

 

Les membres de l’équipe d’anthropologie spirituelle de l’ancienne Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’Université de Sherbrooke témoignent  encore de cette préoccupation dans leurs enseignements et écrits. Cet ouvrage, issu d’un de ces programmes, nous apparaît s’inscrire dans ce cheminement et en révéler la démarche. À cet égard, son auteur paraît avoir surtout puisé dans sa formation du diplôme de troisième cycle en anthropologie spirituelle pour ramasser et présenter les thèmes de ses chapitres.  

 

Son attention porte d’abord sur les travaux de Durand, mettant ainsi le symbole en perspective avec ses fondements dans l’économie de l’intelligence humaine. Il met en lumière la manière particulière qu’a le symbole d’appréhender les énigmes et les mystères de la vie, sujets de réflexions et d’études pour l’une et l’autre science. Ensuite, il présente le développement de l’humain à travers les cycles de la vie, en suivant la mouvance de l’école psychanalytique, en particulier Erikson. Il ouvre alors sur le modèle de Jung, laissant voir le regard convergent des deux sciences, lorsqu’elles côtoient le mystère de la souffrance et de la mort à l’aide du symbole.

Fort de la mise en place de l’assise théorique, l’auteur s’engage à présenter le symbole comme outil particulier d’accompagnement, sous le prisme de l’imagerie mentale, du rêve, des couleurs et des dessins. Vient l’importance de l’écoute au cœur de l’intimité individuelle et partagée. Au regard de l’influence symbolique des interdits au cœur de la culpabilité et celle de la rancœur dans le processus du pardon, il balise la force des symboles au creuset de l’humain et du spirituel. Enfin, à la suite des archétypes jungiens, ces super symboles, l’auteur conclut sa démarche avec la prière, en guise d’interface aux deux sciences. 

 

Or, cette manière de se laisser guider et aider par les symboles s’est développée dans un laboratoire particulier. Elle s’est bâtie dans le cadre de groupes de personnes en quête de vie humaine et spirituelle, décidées à creuser leurs réflexions jusqu’à leurs racines. Ces personnes, à l’instar de l’auteur de ce livre qui en a fait partie, sont en mesure de témoigner de la vitalité des symboles, de leur fécondité à réconcilier la personne avec elle-même et à l’ouvrir sur des chemins nouveaux. 

 

En somme, ceux qui veulent, à leur suite, s’harmoniser avec eux-mêmes, s’ouvrir sur les autres et à plus grand que soi, découvriront un tremplin à leur désir. D’autres, qui ont la responsabilité d’accompagner des gens dans une quête semblable, trouveront d’emblée des outils pour les soutenir. Enfin, d’aucuns, que le symbole semble bouder, pourront chercher un guide compétent pour les aider à en faire l’expérience.